Dax. Emilio de Justo gagne son pari durement

Ajouté le: 08-09-2019 11:10

Dax, samedi, 1ère de toros y salsa presque plein.

6 Toros de Victorino Martín.

 Emilio de Justo, unico espada : silence après avis, oreille, ovation après avis, ovation, oreille et deux oreilles

Sobresalientes Guerrita Chico et Jeremy Banti.

Emilio de Justo fut obligé à saluer à l’issue du paseo.

 

Dure corrida de Victorino Martin bien présentée et astifina. Une corrida qui exigeait beaucoup du torero. L’ensemble s’est peu livré au cheval et s’est souvent défendu sauf le troisième, le plus offensif du lot, noble avec de la transmission. En définitive le danger, sournois, ce peligro sordo, était présent toute la soirée mais comme souvent dans ce genre de situation, il n’est pas sûr qu’il ait véritablement touché les tendidos.

 

Face à ces difficultés Emilio qui avait mis la barre très haute fit face comme il put et par moment il sut surmonter ces obstacles, ce qui lui a permis de sortir par la grande porte avec quatre oreilles dans la poche. Bilan flatteur somme toute quand on mesure la dureté de l’opposition. Emilio a été parfait à la cape où on le vit varié, toréant essentiellement en véroniques mais aussi par chicuelinas. Par la suite, à la muleta, il subit parfois la pression de l’ennemi -comme ce fut le cas aux quatrième et sixième- et, disons-le aussi, la mala leche de ces adversaires avisés, se retournant comme des tigres et transmettant peu. Un ensemble qui ne se prêtait pas aux succès faciles. Emilio eut le mérite de le consentir et gagna ainsi les faveurs d’un public qui le soutint dans les moments les plus durs.

 

L’épée eut une influence contradictoire sur le résultat de la soirée. Elle lui fit défaut à son premier passage et à son troisième alors qu’il avait construit la faena la plus convaincante de la soirée, un travail allant à mas et terminé par de belles naturelles de la main droite. Elle le sauva face à son cinquième toro occis d’une entière fulgurante après une faena heurtée et surtout à son dernier passage où il tua d’un encuentro foudroyant un Victorino avec lequel il avait, avec la muleta, perdu la guerre.

 

L’honneur du torero extremeño ainsi était sauf après une tarde amère et compliquée. Ce pari qu’il s’était imposé fut en définitive gagné, mais ce ne fut pas la fête annoncée : il lui avait fallu transpirer et sans doute aussi trembler face à cette opposition. Respect donc !

 

Reseña de Pierre Vidal

Photo de Roland Costedoat

Résumé vidéo de Toros Movistar



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