Mont de Marsan. Bonjour tristesse

Ajouté le: 22-07-2019 09:44

Mont de Marsan , dimanche. Dernière de la Feria de la Madeleine.

Toros de Victorino Martín (6ème comme sobrero)

Octavio Chacón, silence et vuelta après avis; 

Javier Cortés, silence après avis et silence; 

Juan Leal, salut au tiers et silence.


Le banderillero José Antonio Prestel a été blessé à la cuisse par le cinquième toro.

 

La dernière course du cycle montois s’est achevée dans une ambiance d’amertume et même parfois de colère. Ces nuages ne présagent rien de bon. Il faut donc raison garder. L’objet de cette acrimonie c’est avant tout la présentation du lot de Victorino qui a déplut pour son manque de trapio. Une course par ailleurs armée et dans le type Albaserrada. Le comportement des toros a déçu lui aussi, ils n’ont pas brillé au cheval et ensuite se sont réservés, développant cet instinct difficile, ce sentido qui ne met pas en confiance les toreros. Il y eut tout de même un excellent toro, avec de la vibration : le quatrième.

 

Octavio Chacon a touché ce bon élément. Il s’illustra à la cape par de belles véroniques, soyeuses et cadencées. Faena classique instrumentée des deux côtés qui permit de voir les qualités de l’animal. Mais le torero de Prado del Rey froid, académique a du mal à connecter avec les tendidos. Il tua mal et au lieu du triomphe annoncé il dut se contenter d’une vuelta fêtée. On peut le dire, ainsi, il a laissé passer un grand toro, c’est à mettre à son débit… Le « planchot » est resté vide. Il avait écourté son premier combat.

 

Javier Cortés se présentait au Plumaçon. Il fit un bel effort à son premier passage, produisant, à la muleta, les meilleurs moments de la tarde ne se dégonflant pas devant un animal incertain et menaçant. Pour le coup, il toucha le public qui entra dans la fanea et le soutint de bout en bout. Mais son incurie à l’épée 5 pinchazos et 3 descabellos le privèrent d’u succès dont il avait besoin. Ainsi, ce fut aussi la course des occasions manquées… Le second qui avait pris son banderillero le congela. Il ne se livra jamais devant un animal rétif et abrégea de manière laborieuse une fois encore.

 

Enfin Juan Leal toucha un lot compliqué. Nous l’avions vu enthousiaste et sensationnel à Pampelune le dimanche précédent il n’eut pas cette prise de risque, ce courage hallucinant qui électrise les foules. Sans doute a-t-il estimé que les adversaires du jour ne le méritaient pas ou que le jeu n’en valait pas la chandelle. Ses deux faenas fades et sans apprêts ne lui ressemblent pas. Au Juan Leal du Plumaçon nous préférons celui de San Firmin où, même les peñas si bruyantes d’habitude, se sont tues quand il a toréé.   

Tristesse de terminer sur cette note amère. Tristesse surtout de se quitter et de revenir au gris du quotidien sans toro…

 

Reseña de Pierre Vidal

Photo de Nadège Vidal



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